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jeudi 5 septembre 2013


Forêt primaire et colonisation

première mise en ligne le samedi 3 janvier 2009.


A Rodrigues actuellement, il ne reste que très peu de la flore originelle et endémique. Pourtant des hommes travaillent à sa réimplantation.
Les filaos, les eucalyptus et surtout le dernier, le terrible et envahissant acacia nilotica, véritable fléau écologique pour cette île, ont été introduits par l'homme. Certains sont de trop gros consommateurs d'eau, mais ils ont progressivement supplanté la flore de l'avant colonisation. Des hommes et des équipes, sous l'impulsion d'un homme passionné, Richard Payendee ont commencé à replanter dans certaines zones de l'île la forêt primaire, telle que François Leguat l'a trouvée et décrite en débarquant avec ses compagnons, en 1691. Après avoir détruit cette forêt primaire pour leurs besoins, les navigateurs et les premiers colons ont importé des espèces exotiques beaucoup moins résistantes aux cyclones que les espèces endémiques. Elles n'avaient pas les défenses acquises par la végétation contre les redoutables brouteuses d'herbes et de feuilles qu'étaient les tortues de terre endémiques à Rodrigues. En 2013, un programme d'eradiquation des arbres exotiques et trop dépensier en eau est en cours, malgré certaines critiques politiques.
L'adresse suivante - de la même organisation que le parc à tortue de Rodrigues - à l'île Maurice, donne un aperçu. 

Richard Payendee, qui a aussi été le représentant de la Mauritius Wild Life Foundation (MWLF) à Rodrigues, a formé de nombreux disciples. Il avait, auparavant, conduit les travaux de replantation d'espèces endémiques avec un succès qui dépasse les espérances de départ mais qui reste fragile. La forêt primaire qui avait presque totalement disparu a été reconstituée dans un parc de 30 hectares dont 10 classés en réserve naturelle. Il appartient maintenant aux hommes politiques de Rodrigues de conforter le travail effectué, en le reconnaissant à sa juste valeur et en permettant son extension dans d'autres points de l'île. Les hommes, surtout quand ils font de la politique, ont parfois la mémoire courte et peuvent rayer d'un trait de plume les efforts de plusieurs années du lent travail de la nature et des travailleurs.

jeudi 18 juillet 2013

« Letiket » de Gaston Valayden

Répétition de « Letiket » de Gaston Valayden

Ce soir 18 juillet 2013


Marsel Poinen vient me chercher pour assister à la répétition d’une pièce « letiket ». Ecrite en créole par Gaston Valayden il en assure le rôle principal.  Marsel est à la mise en scène. Comme breton, français, venu 6 fois dans l’Océan Indien, je comprends le kreol globalement et je peux dire quelques phrases courantes. Par contre, comme Marsel m’a parlé de plusieurs autres de ses projets « sur le feu », je ne sais pas bien lequel est le sujet de cette pièce… D’autres personnes ; journalistes, chanteuse, responsable d’ONG sont là.
D’emblée, je suis satisfait de m’apercevoir que je comprends la majorité des phrases qui sont prononcées. Cependant, j’ai parfois du mal à les restituer dans l’ensemble de ce qui est en train de se dire, d’autant plus que, petit rappel, j’ignore le sujet exact de la pièce. Je ne vais pas la raconter, mais je vais essayer de traduire mon état d’esprit et ma compréhension personnelle de ce que je vois se dérouler devant moi.

La répétition de la pièce commence.

J’entends d’abord un bruit de foule comme dans une manifestation de rue, puis un orchestre joue, mais selon les courts extraits, les styles changent : sega mauricien, rai, chinois… Un chanteur – je crois reconnaître la voix de Marsel – chante une chanson « kreol » accompagné d’un piano qui soulignera certaines actions de la pièce.  Dommage que la chanson soit si courte. J’aurais aimé qu’elle m’ouvre des voies de compréhension de ce que je vais voir. Les bruits de la foule en colère reprennent et un homme seul et visiblement inquiet et méfiant semble se frayer un chemin à travers elle pour ne pas se laisser absorber par cette masse qui vocifère. J’ai même l’impression qu’il va à contre-courant de la multitude et que cela ne se passe pas sans problèmes et sans insultes de part et d’autre. Il arrive enfin à se réfugier chez lui, « dan so lakaz », et quand il referme la porte c’est le silence. Sur la gauche de la scène un élément du décor figure une fenêtre. Il peut en soulever les rideaux ou ouvrir le côté, mais alors cris et insultes reprennent avec la foule et trois protagonistes qui profèrent des insultes que je ne comprends pas bien. « Ferm to labous » (ferme ta gueule !) répond l’homme sur scène.
Il commence alors un long monologue  en posant plusieurs fois, très habilement,  au public les questions universelles : qui sommes-nous ? Qui est-il ? Que faisons-nous là ? Que fait-il de sa vie ? Quel but a-t-elle ? Pourquoi tout cela ? A quoi cela sert-il ? Pourquoi lui, Javasouryen Gaetansamy a-t-il un prénom qui renvoie à la religion catholique alors que son nom est d’origine hindou ?
Alors pour s’échapper de ce dilemme, pour se sentir bien dans son corps et dans sa tête, il se réfugie chez lui, il s’y enferme plus exactement. Et, il y a le mur ! Ce mur qui a tant d’importance pour lui, car il le sépare des autres ; des spectateurs et de tous ceux qui hurlent contre lui. Mais il suffit qu’il ose rouvrir sa fenêtre pour que  les insultes se remettent à pleuvoir de l’extérieur et qu’il y réponde avec la même agressivité…
Chez lui, il peut tout comme un Dieu tout puissant, il voit, tout, il sait tout, il peut tout. Il peut même traverser les murs ! Pouvez-vous le faire ? Vous ? Et vous ? A ce stade de la pièce, je me demande si ce qui se joue sous mes yeux  n’est pas l’histoire d’un paranoïaque : un homme qui se vit persécuté par les autres jusqu’à l’hallucination mais se croit aussi un esprit supérieur aux autres à cause de cela. C’est la question que  Javasouryen Gaetansamy se pose aussi. Est-ce fou de penser tout cela ?  Non, bien sûr, puisqu’il a un certificat  psychiatrique qui le prouve. Tous les tests passés l’ont démontré : il est normal et sain d’esprit.

L’homme normal et le psy

Et voilà l’acteur jouant sa consultation chez le psy en tenant successivement les deux rôles.
Je remarque que les seuls mots prononcés en français, en articulant et en prononçant les « r » en exagération, sont ceux dits par ce psychiatre en enguirlandant cet homme normal qui ose se comporter simplement comme un homme mais qui se dit capable de traverser la « miray ». « Voyez-vous cela ! Et comment faites-vous ce qu’un homme normal ne peut pas faire ? »
Il n’est pas doué ce psychiatre pour que Javasouryen Gaetansamy lui-même lui explique que, être capable de traverser le mur n’est pas une affaire de réalité ou de don mais d’imagination !
« C’est donc évident que vous êtes un humain normal puisque vous êtes capable de penser et d’imaginer » déclare le psychiatre très satisfait de son diagnostic et il lui délivre le fameux certificat.
Mais être considéré comme un être normal et sain par le corps médical psychiatrique ne résout pas le problème : celui du poids de son histoire personnelle et de l’histoire de son pays. Il se sent partagées entre des valeurs différentes véhiculées par ses deux parents d’origine ethnique différente. Comment trouver une unité dans tout cela ?

Les murailles

Avant ! Entendez « avant l’indépendance » de Maurice, son pays, l’unité venait de la royauté anglaise. Mais maintenant, chacun veut avoir raison en fonction de son groupe ethnique ou religieux. Chacun défend son Dieu unique ou meilleur ou plus capable que le Dieu unique de l’autre qu’il tourne en ridicule… Et voilà que l’unique cour où tous les enfants jouaient ensemble se divise. Des « miray » sont dressées réduisant l’espace de liberté. Chaque enfant ne peut jouer qu’entre les « miray » que leurs propres parents ont dressées et seulement avec les enfants de leur groupe d’appartenance. Il faut respecter « letiket » qu’ils ont donné et chacun ne peut plus penser qu’en fonction de celle-ci, fixée définitivement par eux. Il devient interdit de penser simplement en homme normal qui veut exercer son droit d’homme libre de faire preuve de jugement personnel et d’imagination.

L’engagement politique

Que reste-t-il pour s’en sortir ? Le M.I.L.I.T.A.N.T.I.S.M.E. Javasouryen Gaetansamy  devient un militant politique : extrême droite, extrême gauche ou autres extrêmes. Cela ne résout  pas son problème : être un homme libre capable de penser librement, simplement comme un homme libre appartenant au monde universel des hommes libres qui n’ont pas obligatoirement à penser comme « letiket » l’exige.

Letiket mortifère

Cela serait possible, s’il n’y avait pas les autres, les parents, les camarades d’enfance avec qui l’ont jouaient sans soucis mais qui maintenant respectent « letiket » donnée à la naissance. Certains la suivent aveuglément jusqu’à être capables de donner la mort à ceux qui ne pensent pas comme eux, ceux qui ne portent pas la même « letiket » à cause de leur appartenance ethnique ou religieuse ou, comme Javasouryen Gaetansamy, qui veulent simplement vivre comme des hommes libres, capables d’imaginer et de réaliser le monde fraternel qu’ils souhaitent.
On l’aura compris, cela se finit très mal. Le happening est pessimiste, comme s’il n’y avait aucun espoir pour la réalisation possible de ces aspirations légitimes, comme si « letiket » arrivait toujours à dominer en opprimant les hommes.

L’homme universel et libre

On ne peut s’empêcher de penser à la situation mauricienne, c’est le sens premier de la pièce. Mais la valeur d’un auteur se mesure a sa capacité de dépasser l’anecdote pour atteindre l’universel. La problématique de Javasouryen Gaetansamy est celle de tous, jeunes ou vieux, qui, actuellement, se battent contre les étiquettes, ethniques ou religieuses, que l’on veut leur coller sur la conscience, quelque soit le pays ou la religion où cela se passe.
La croyance religieuse, l’idée d’un Dieu unique, est un dévoiement de la poésie, de l’imagination, de l’explication que l’homme peut se donner à lui-même dans ce vaste monde qui le dépasse. Malheureusement,  parfois, le propre de ceux qui défendent « leur » étiquette, semble être de vouloir l’imposer aux autres. Leur croyance est construite sur une incohérence paranoïde et mortifère « Tous les hommes sont mes frères. Ils sont libres de penser ce qu’ils veulent  et je dois les respecter, mais Mon Dieu est un Dieu Unique et tout-puissant et, de ce fait, s’impose à tous les hommes… A part traverser la « miray » comment pouvez-vous sortir de cette incohérence ? Et qui est ce « vous » qui est pris dans ce piège ?

Ma finale

Personnellement, je trouve la fin très pessimiste car elle ne laisse pas de place à l’espoir. J’aurais bien vu, une forme de clin d’œil aux jeux électroniques dans lesquels les joueurs gagnent ou perdent des vies. En final, Javasouryen Gaetansamy  se relèverait comme un automate pendant que résonnerait un « game over ». Même si cela ajoutait à l’idée de mort celle de manipulation, de jeu et de robotisation, je la trouverais cependant moins pessimiste…

samedi 13 juillet 2013

7 juillet 2013

arrivee a Maurice

Le déconditionnement a été brutal.
Pratiquement prive d`Internet depuis notre arrivée je ne peux continuer ce blog que ce matin.
J`avertis toujours mes compagnons de voyage que ce n`est jamais une sinécure que de voyager avec moi. cela est malheureusement avéré.
Nos amis se sont faits voles cette nuit dans le campement ou nous sommes arrives cette nuit.
Notre ami Marsel est bien venu nous accueillir a l`aéroport. Nous avons mange au restaurant avec lui. Nous avons suivi tous ses conseils de bien fermer portes et fenêtrés avec les cadenas poses partout.
Ce matin au reveil Roger ne retrouve plus dans la maison ou il les avait laisses son argent, son portefeuille, certains papiers et son IPad. Apres declaration a la police et grace a l`aide de Marcel nous avons abandonne ce campement nous sommes refugies provisoirement chez Bertrand le grand garcon des Jolicoeur, les amis chez qui nous devons aller a l`ile Rodrigues. Voila pour ce soir car ce n`est pas facile de taper avec un clavier anglais QWERTY

samedi 29 juin 2013

premier jour de départ.

vendredi soir 28 juin 2013.

L`un de mes beaux-frères m`a mis au défi d`écrire tous les jours un mot sur ce blog.
D`autres personnes m`ont dit aussi que, trop longs, ils ne lisaient plus mes messages.
Les circonstances font qu`ils ont tous gagnes !
je ne pourrai pas écrire sur ce blog pendant le séjour a la Réunion.

vendredi 7 juin 2013

Doutes, négations et défenses à propos de l'aventure de François Leguat.

Première mise en ligne le mardi 6 janvier 2009.

(dans le lignes suivantes
les soutiens à Leguat sont en caractère gras,
les attaques sont caractères en italiques,
les autres sont en caractères normaux).
Du 23 septembre 1721 jusqu'au 3 décembre 1810, la France occupe l'île Maurice, alors appelée île de France.

Le 20 juillet 1725, Rodrigues est occupée régulièrement par une colonie de français.

De 1809 à avril 1812, Elle est envahie et occupée par les troupes britanniques, pour préparer la conquête de l'île de France. Par le traité de Paris, l'Angleterre rend l'île Bourbon (actuelle île de La Réunion) à la France. L'île de Rodrigues est rattachée à l'île Maurice
En 1830, Cuvier commet l'erreur d'identifier les quelques os trouvés dans les grottes de Rodrigues comme appartenant au Dodo de l'île Maurice.
En 1831, Eudes met à jour de plus nombreux os dans le sol de l'une des grandes cavernes de Rodrigues.
En 1848, Dans leur monographie classique, publiée à Londres, sur le Dodo de Maurice et de ses descendants, les auteurs, Strickler et Melville, font un chapitre sur le Solitaire de Rodrigues. Ils adoptent le point de vue de Leguat sur cet oiseau, mais, ils font l'erreur de penser que le Leguatia Gigantea, décrit par Leguat, n'est qu'un flamand rose.
En 1858, Schlegel identifie le géant, décrit par Leguat, et le nomme Leguatia Gigantea.
Le 29 juillet 1865, George Jenner envoie les restes de nombreux os à Edward Newton qui a déjà visité Rodrigues.
En 1873, Milne-Edwards publie "Recherche sur la faune ornithologique éteinte des îles Mascareignes" (1866 - 1873)
Du mois de septembre au 15 décembre, seconde expédition scientifique pour le transit de Vénus le 8 décembre à Rodrigues. Trois scientifiques y sont rattachés pour étudier la flore, la faune et la géologie de l'île. Ils découvrent de nombreux restes fossiles dans les grottes.
En 1883, E. Muller publie une édition en Français du livre de Leguat.
En septembre 1886, les désastres dus à un cyclone incitent The Hakluyt Society, spécialisée dans les publications de voyages et de marines, à lancer une nouvelle édition de l'histoire de Leguat.
En 1887, Théodore Sauzier découvre les mémoires perdus de Du Quesne sur les projets d'implantation d'une colonie de Huguenots et les fait rééditer en y ajoutant une notice critique en confirmant ainsi l'authenticité des écrits de François Leguat. 



A l'adresse suivante - : http://site.voila.fr/peerby/projeteden.htm - vous trouverez les commentaires de Sauzier et les mémoires de Du Quesne.
En 1891, Captain S.P. Oliver édite et annote une réédition du livre de Leguat par The Hakluyt Society
En 1893, De Richemont, un français de la Rochelle attribue le livre de François Leguat à Benelle dont il en fait l'auteur.
En 1907, Lord Rothschild soutient l'authenticité de François Leguat et de ses écrits dans son livre Extinct Birds sur les espèces éteintes des oiseaux dans les Mascareignes.
En 1921, G. Atkinson publie son article "A French Desert Island Novel of 1708"
En 1922, Dans sa thèse "The Extraordinary Voyage in French Literature 1700-1720" G. Atkinson entend démontrer que le livre "Voyage et Avantures" attribué à François Leguat n'est qu'un écrit de fiction écrit par Maximilien Misson dans son fauteuil.
En 1923, Swaen, après avoir lu Atkinson dénie jusqu'à l'existence de François Leguat. Un autre auteur, Streseman, ne le mentionne plus dans ses écrits.
En 1926, Vivielle et Dehérain, envoie à Atkinson une copie de leur étude prouvant l'authenticité de l'existence, du voyage et des écrits de François Leguat. Atkinson n'y répondra jamais.
En 1934, pour la seconde fois, Mortensen, venu à Maurice pour des recherches en biologie marine, soutient la véracité de François Leguat, de façon très importante.
Du 6 au 21 novembre1937, Alfred North Coombes, fait une première inspection de l'agriculture Rodriguaise. Il y retournera d'octobre 1942 à septembre 1943 et fera plusieurs autres visites entre 1948 et 1991.
En 1940, A. E. H. Swaen s'efforce de réfuter les arguments de Mortensen en faveur de Leguat et attaque de nouveau celui-ci dans la revue Ardea.
En décembre 1945, Emil Rainer, se passionne pour le conflit autour de l'histoire de François Leguat dont il qualifie le livre de "sale torchon" et dont il traite l'auteur de "fieffé menteur".
En 1941, Philip Gove publie "The Imaginary Voyage in Prose Fiction (1700 - 1800). Il soutient le point de vue développé par G. Atkinson.
En 1949, I. H. van Eeghen publie un important article en hollandais sur la polémique au sujet de Leguat. Une traduction en est faite en 1951 par la Société Huguenote de Londres, mais ne donne lieu qu'à une édition privée.
En 1953, Hachisuka publie "The Dodo and Kindred Birds" dans lequel il soutient François Leguat.
En 1962, G. E. Hutchinson dans son étude sur "The Dodo and the Solitaire" publié dans "The Enchanted Voyage" soutient l'existence et les écrits de François Leguat.
La même année, P. G Adam publie "Travelers and Travel Liars" en soutenant le point de vue de G. Atkinson.
En 1968, W. R. P. Bourne publie une étude très exhaustive "The Birds of Rodriguez" dans laquelle il soutient fortement François Leguat.  

Le 12 mars 1968, L'île Maurice est proclamée indépendante en intégrant politiquement l'île Rodrigues.
En 1979, alfred North-Coombes publie la première édition de son livre "THE VINDICATION DE FRANCOIS LEGUAT". 
En 1991 paraît la seconde édition et en 1995 la troisième, avec des ajouts sur les descriptions de François Leguat.

jeudi 6 juin 2013


Chronologie des principaux faits de cette aventure

Première mise en ligne le lundi 5 janvier 2009,


Attention, c'est un gros pavé, 
presque directement puisé 
dans le livre de Alfred North Combes 

(The vindication of François Leguat, 

Third edition, 1995, Printing Specialists (Pte) LTD)).
Le 10 Juillet 1690, avec 9 autres compagnons, beaucoup plus jeunes que lui, François Leguat prend le départ d'un « Vendée Globe » qui va durer 7 ans. Il embarque sur la petite frégate "Hirondelle" qui n'est pas taillée pour une telle aventure. C'est un précurseur d'une course qui ne sera créée que presque trois siècles plus tard en 1989.
Pour éviter de rencontrer leurs concurrents des bateaux français qui sillonnent la Manche, le bateau choisit une route qui passe par le nord de l'Angleterre. A bord, l'esprit d'équipe est déplorable : Valleau, le capitaine de la frégate et François Leguat sont souvent en conflit d'autorité.


Le 5 février 1691, l'« Hirondelle » arrive au Cap de Bonne Espérance et l'équipage reste quelques jours dans la ville du Cap. Croyant La Réunion (l'île Bourbon) déjà occupée par une équipe adverse de bateaux français, Valleau, le capitaine de la frégate, remet cependant les voiles vers les Mascareignes.
Le 15 mars, le bateau essuie une terrible tempête tropicale et le capitaine perd sa position.
Le 3 avril, ils aperçoivent l'île Maurice. Ils n'ont pas vu l'île Bourbon (la Réunion) à cause de cette tempête.
Le 15 avril, La course étant impitoyable, Jean Pagni est le premier homme à mourir, parmi ces aventuriers.
Le 25 avril, ils aperçoivent l'île de Rodrigues (Diego Ruiz), mais à cause des difficultés d'approche et d'accès, ils n'accostent que le 30 avril, un premier groupe, avec le capitaine Valleau effectue une première reconnaissance à terre.
Le 1 mai 1691, François Leguat débarque à son tour à Rodrigues. La première partie de la course est terminée.
Les vivres et le matériel prévus sont débarqués à l'exception d'un paquet de médicament qui est « oublié » sur le bateau. Il est prévu que le bateau retourne en Europe et revienne au bout de 2 ans. Après des tractations conflictuelles avec Valleau, François Leguat voit la composition de son équipe se modifier. Ils ne restent que 7 avec lui :
Paul Benelle, 20 ans, fils d'un marchand de Metz


Jacques de La Case, 30 ans, fils d'un marchand de Nérac


Isaac Boyer, 27 ans, marchand lui-même et fils d'un apothicaire de la région de Nérac,


Jean Testard, 26 ans, pharmacien et fils d'un marchand de St Quentin,


Jean de La Haye, 23 ans, un orfèvre de Rouen,


Robert Anselin, 18 ans, fils d'un meunier de Picardie,


Pierre Thomas, matelot sur l'Hirondelle, qui demande à rester avec le groupe.  

Le 15 mai Hirondelle repart de l'île Rodrigues. Naïvement, François Leguat, remet au capitaine Valleau une lettre cachetée destinée aux autorités pour se plaindre des traitements de ce même capitaine. Cette lettre ne parviendra jamais, car, devant son équipage, Valleau décachette cette lettre, la lit à tous pour s'en moquer, la déchire et la jette à la mer. A l'île Maurice, il prend à son bord un capitaine et le reste de son équipage dont le navire a fait naufrage au large des îles Cargados Carajos.
Le 7 octobre Hirondelle accoste au Cap après avoir navigué aux environs de Madagascar.
Le 20 mai 1692, le capitaine Valleau est capturé par les français dans le Channel. Dans sa déposition au tribunal, il fait un premier rapport sur un oiseau : le solitaire de Rodrigues. Il est probablement exécuté pour avoir servi contre les intérêts du roi de France.
Le 19 avril 1693, au bout de deux ans, trop confiants, les colons font une première tentative de quitter l'île sur un bateau de fortune qu'ils ont construit eux-mêmes. C'est un échec, mais Isaac Boyer qui a présumé de ses forces dans ce naufrage en meurt le 8 mai.  
Le 21 mai, leur bateau réparé, ils font une seconde tentative. Ils atteignent la pleine mer, essuient une terrible tempête et accoste à l'île Maurice le 29 mai, après avoir cru leur dernière heure arrivée.
Meet Deodati, gouverneur de cette île pour le compte de la Hollande, les reçoit très aimablement une première fois. Cependant, il apprend que l'un des naufragés possède un morceau d'ambre gris qui vaut une fortune à l'époque dans la parfumerie. Il fait arrêter et enfermer dans des baraquements Leguat, La Case, Benelle, Testard et La Haye et il fait main basse, pour son propre compte, sur ce morceau d'ambre.
Le 15 janvier 1694, ils sont mis aux fers puis ils sont transférés sur l'un des îlots relativement inhospitalier du lagon de l'île Maurice. Ils y vivent dans des conditions équivalentes à celles des camps de concentration nazis. 
Durant ces 2 ans et demi, certains des prisonniers font des tentatives d'évasion, La Case est repris une fois arrivé à terre. Testard se noie en mer au cours de son essai d'évasion. Un seul réussit à atteindre l'île Maurice sans se faire prendre, mais les autres n'auront plus jamais de ses nouvelles.


Le 26 septembre 1696, leur course autour du monde reprend de plus belle. 
Malgré les oppositions du gouverneur et après de multiples tentatives, ils partent à Batavia où ils ont demandé d'être jugés. 
Ils y arrivent le 15 décembre, toujours considérés comme prisonniers. Ils y sont jugés, de façon inique, même si la Cour reconnaît le bien fondé de leurs réclamations contre le gouverneur Meet Deodati qui semble avoir de solides appuis. On ne badine pas avec l'autorité des puissants.
Le 14 février 1697, ils sont libérés, mais ils doivent rester à Batavia et ils sont enrôlés, malgré leurs protestations, comme simples soldats pour survivre.
En septembre 1697, La Haye décède.
Le 28 novembre 1697, Leguat, La Case et Benelle quittent Batavia pour la Hollande sur un bateau.
Le 12 février 1698, ils atteignent le Cap
En juin 1698, les trois compagnons survivants reviennent enfin en Europe.
En Mars 1707, François Leguat quitte la Hollande pour l'Angleterre pour s'y faire naturaliser en 1709.
En décembre 1707, paraît la première édition de son livre dont la première decouverture indique :
"Voyage et avantures de François Leguat, 


de ses compagnons 

en deux isles désertes des Indes Orientales. 
Avec la Rélation des choses les plus remarquables 


qu'ils ont observées dans l'île Maurice, à Batavia, 


au cap de Bonne-Espérance, dans l'île Ste Hélène &
 dans d'autres endroits de leur Route.



Le tout enrichi de Cartes & de figures.
Tome Premier :
(une gravure, en bandeau, porte l'inscription
"libertas sine scientia licentia est")
A Londres
Chez David Mortier, Marchand libraire
MDCCVIII
Le 17 février 1716, à l'âge de 73 ans, François Leguat se marie à Londres avec Catherine Utchard.
Le 20 Octobre 1725, Tafforet, naufragé avec 5 hommes, reste 9 mois à l'île Rodrigues. Il explore l'île, écrit, dresse des cartes et dessine. Son rapport sera perdu jusqu'en 1874.
En juillet 1735, La Bourbonnais, gouverneur de l'île de France (l'île Maurice) établit un camp permanent de capture des tortues.
Le 5 septembre 1735, à l'âge de 97 ans, François Leguat meurt à Londres.
En 1746, Benelle meurt à Amsterdam.
En 1757, De Maudave visite Rodrigues et retrouve le site du campement
et les mémoriaux laissés par Leguat.
Le 28 mai 1761, Pingré, un célèbre astronome, vient à Rodrigues pour observer le transit de Vénus.
Il installe son observatoire dans ce qu'il appelle "l'Enfoncement de François Leguat"
En 1770, Buffon dans son Histoire Naturelle des Oiseaux décrit le solitaire, principalement
à partir du rapport de Leguat. A ce moment-là, l'oiseau a déjà disparu.
En 1781, le même Buffon, fait des erreurs à propos du Géant (de Rodrigues) dans son Histoire Naturelle des Oiseaux.
En août 1786, la première exploration des grottes calcaires de Rodrigues
permet d'y retrouver des os d'animaux.
En septembre 1792, les premiers colons libres arrivent à Rodrigues.
En 1795, Maragon est nommé représentant de la France à Rodrigues. Il réussit encore
à y trouver 2 tortues de terre cylindraspis endémiques.


En 1802, ces tortues ont totalement disparues de l'île Rodrigues.

lundi 3 juin 2013

La mission de François Leguat

première mise en ligne le lundi 5 janvier 2009.
L'histoire de Rodrigues eut-elle été très différente sans la révocation de l'Edit de Nantes et sans l'existence des guerres de religion en France qui s'ensuivirent ? L'édit de Nantes fut promulgué le 13 avril 1598 et révoqué par Louis XIV le 18 octobre 1685
Cette révocation amena des centaines de protestants à s'exiler en Angleterre, en Hollande ou en Afrique du Sud et à perdre tous leurs biens s'ils ne voulaient pas abjurer leur foi.
Le 26 novembre 1688, Louis XIV, de connivence avec l'Angleterre, pour agrandir ses territoires et satisfaire les prétentions belliqueuses de ses chefs d'armées, déclare la guerre à la Hollande.
En mai 1689 le Marquis Henri du Quesne, avec l'appui du gouvernement hollandais, décide de monter une expédition maritime pour étudier le projet d'établissement d'une colonie de Huguenots français à l'île de la Réunion, alors appelée l'île Bourbon, ou, à défaut, à l'île de Rodrigues si l'île Bourbon est déjà occupée par les français. Rien n'est sûr car, les nouvelles mettent des mois, voire des années, à parvenir en Europe de ces contrées éloignées. Ce projet est accepté et ratifié le 28 juillet par le gouvernement hollandais.
Le 6 août 1689, sans doute encore ignorant de ce projet, François Leguat quitte sa Bresse natale où il jouissait apparemment d'une bonne fortune, d'une bonne éducation, d'une bonne réputation et d'une très bonne santé. Il a alors 50 ans et 9 mois, ce qui est déjà un âge vénérable pour cette époque. Il rejoint Du Quesne à Amsterdam qui annule le projet d'une première grande expédition.

Nommé par du Quesne lui-même, c'est François Leguat qui va diriger une expédition plus petite de reconnaissance. Tout au long de cette aventure qui dure plus de 7 ans, il va pour remplir la mission qui lui est confiée et rendre des comptes, observer, prendre des notes, établir des relevés, faire des croquis et des dessins de la faune et de la flore.


http://www.voyageaventuresleguat.com


jeudi 30 mai 2013


L'isolement de Rodrigues au temps de François Leguat.

première mise en ligne, lundi 5 janvier 2009

L'île Rodrigues, parfois surnommée la Cendrillon des Mascareignes, est l'île la plus éloignée au nord est et la plus petite de l'archipel. Elle se situe à environ 600 kilomètres de l'île Maurice, la terre la plus proche d'elle.



Au cours de l'époque des premiers colons, principalement à cause de ses difficultés d'accès, de son isolement, de son éloignement et de sa petitesse (15 kilomètres sur 8 environ), elle fut la dernière à être visitée par les premiers navigateurs occidentaux. C'est aussi elle qui vit disparaître en dernier sa faune et sa flore endémique si caractéristique.
La nature a doté l'île d'un lagon deux fois plus étendu que sa propre surface. Celui-ci est bordé d'une formidable barrière de récifs qui rendait son accès extrêmement hasardeux et dangereux par les bateaux à voile de ce temps-là, sauf dans quelques rares passes à Port Sud Est et à Port Mathurin.

Cette ville va devenir la capitale administrative de l'île et le chenal de son port va être recreusé en 1990, par l'une des plus grosses "dragueuses suceuses" du monde appartenant à une entreprise hollandaise. Les fonds coralliens du creusement vont permettre de gagner de nouveaux espaces sur le lagon au sud ouest et au nord est du port, procurant, entre autres avantages, la possibilité d'y implanter une nouvelle gare routière, en 1999, non loin de l'endroit où accostèrent les premiers occupants français. 

François Leguat avec ses compagnons vont s'y établir sans animaux familiers aux occidentaux et sans présence féminine. Leur mission, confiée par le Marquis Henri du Quesne, était de vérifier qu'une colonisation était possible par les exilés français. Leur séjour n'avait pas de projet de durée, mais les circonstances de leur installation aurait pu les y obliger. C'est l'absence de femme qui les décida à quitter leur île après un séjour de deux ans. Selon les rédacteurs de la Genèse, Yahvé dû créer Eve parce que Adam, sa dernière création, s'y ennuyait seul au paradis terrestre. L'histoire n'est qu'un perpétuel recommencement.




mardi 28 mai 2013


Photos de l'île Rodrigues
première parution le lundi 5 janvier 2009,

Pour rappel d'un message précédent, si vous voulez voir des photos de l'île Rodrigues, cliquez sur le lien suivant :https://plus.google.com/+MarcelRousseau

vous y trouverez plusieurs albums de photos sur Rodrigues. 

mercredi 22 mai 2013


Quelques repères historiques et géographiques

première édition le lundi 8 décembre 2008. 
Trois îles du sud-ouest de l'’océan indien constituent l’'archipel des Mascareignes. L'île Maurice ainsi que l'île de la Réunion sont découvertes après 1500. L'île Rodrigues ne l'est qu'en 1528, par les navigateurs occidentaux. La première occupation connue par des occidentaux de l'île Rodrigues date de1691. Ces trois îles sont toutes les trois d'origine volcanique mais, en tant qu'îles, elles n'ont jamais formée une terre unique. 
L'île Rodrigues se situe à 350 milles nautiques à l'est de Maurice. Elle s'étend de 63°20' à 63°30' de longitude et de19°40' à 19°46' de latitude. Elle a environ 18 Km de long sur 8 Km de large et sa superficie est de 108 Km2. Le mont le plus haut est le Mont Limon qui fait 393 mètres. 

Son pourtour mesure environ 80 kilomètres et son lagon a plus de 200 km2 (environ 2 fois la superficie de l'île). Certains points sont éloignés de 7 Km de la côte.

Constitution et études de l'océan indien

L'’océan Indien s'est créé, à partir de la fragmentation du supercontinent Gondwana. Puis, les nombreux blocs qui le constituaient vont s'éloigner les uns des autres, sous l'effet de l'activité de trois dorsales océaniques. Leurs vitesses d'expansion, dépendent de la quantité de lave émise à leur axe et elles sont très différentes. Cette lave va constituer le plancher de l'Océan Indien.

  • point triple de Rodrigues
Ces trois dorsales ont un point commun, le point triple de Rodrigues, situé à 70° E et 26° S. Elles constituent les limites de trois plaques : Plaque Nubie/Somalie (ou Afrique) à l'ouest, Plaque Inde-Australie à l'est, et Plaque Antarctique au sud.

Entre 2005 et 2007, trois instruments hydrophones ont été placés dans le bassin de Madagascar, entre la Réunion et Kerguelen, entre Kerguelen et Amsterdam et dans le sud du bassin Indien Central.
Ils suivent l’'activité sismique importante des trois dorsales indiennes autour du point triple de Rodrigues et surveillent sa propagation dans la partie sud du bassin Indien Central. Cette activité sismique, en effet, donne lieu à des déformations et à des compressions.
Enfin, cette cartographie précise de l'activité sismique de faible amplitude devait permettre de sélectionner des sites pour des observations in situ ou pour le déploiement de nouveaux sismomètres.
Il faut savoir que Rodrigues fut touché par le tsunami qui dévasta le 26 décembre 2004 les côtes de l'Indonésie, de la Thaïlande, de l'Inde et du Sri Lanka, faisant plus de 220 000 morts. Sans doute grâce à la présence de son lagon, les dégâts furent mineurs, comparés à ceux produits ailleurs. Mais aucune autorité officielle mondiale n'avait pensé à prévenir l'administration de cette île de ce qui devait lui arriver.

Dénominations de l'île (citation).

"La découverte de Rodrigues suscite beaucoup d'’interrogations. Les historiens divergent sur le nom du découvreur et la date. Certains affirment que Diego Fernandez de Pereira fut le premier homme à découvrir Rodrigues en 1507. D’autres pensent que c'est un autre Portugais Don Diego Rodriguez qui foula pour la première fois le sol de l'île. 
L'île a porté différents noms à travers les siècles. Dina a Robi figure sur le mappemonde de Cantino, qui date de 1502, preuve que les Arabes auraient connu Rodrigues avant les Européens. Elle s'appela également Dogo Roiz en 1540. En 1638, elle est baptisée île de Diego Roi, alors qu'elle porte les couleurs de la France. En 1691, quand François Leguat et ses compagnons débarquent sur l'île, elle s'appelle alors Diego Ruis. En 1925, un petit groupe d'hommes est détaché à Rodrigues pour une tentative de colonisation au nom du roi Louis XV, mais l'île fut bientôt évacuée. Au cours de cette période, les tortues de mer et de terre furent décimées. 

Le 5 août 1809, l'armée britannique, sous le commandement d'Henry Keating, arrive sur l'île et lui donne le nom de Rodrigues."
Citation tirée du "Rapport de Stage au Shoals of Capricorn (juillet 2000) par Lorraine Ruzié". Malheureusement la référence suivante n'est plus valide : -http://aucoeurdelaterre.ifrance.com/rodrigues.htm) et je n'en ai pas trouvé d'autres. 

mardi 21 mai 2013


Le 1 mai 1691, François Leguat, un exilé français mal connu, débarque à l'île Rodrigues. C'est le premier habitant connu de cette île de l'océan indien, avec 7 autres compagnons. Ils ne seront que 3 à revenir en Europe, après un périple de 7 ans. 
François Leguat raconte son aventure dans un livre paru en 1708. Ce qu'il décrit de la faune et de la flore des Mascareignes bien que d'un grand intérêt scientifique sera plusieurs fois contesté. Alfred North-Coombes a magistralement démontré la véracité de ce que certains "scientifiques" ont considéré comme une œoeuvre d'imagination pure allant jusqu'à nier l'existence même de François Leguat. Ce livre écrit en anglais ne me semble pas avoir de traduction française, je me propose donc, dans ce blog, de reprendre ses arguments, en faisant à la fois connaître le récit de ses aventures et l'oeœuvre de pionnier de cet homme exceptionnel. 

lundi 20 mai 2013

véritable suspens

L'adresse "blog.francetv.fr/IleRodrigues/index.php/2009/01/06/95410-doutes-negations-et-defenses-a-propos-de-laventure-de-francois-leguat" a été désactivé sans que je le sache. En cliquant sur cette page vous n'obtiendrez plus rien ! J'espère pouvoir retrouver ces textes qui m'avaient demandé pas mal de travail, ne serait-ce qu'en traduction de pages qui n'existent pas à ma connaissance en français...


Et puis, et puis, Facebook est arrivé.... Par hasard ! Il passait par là, il a vu de la lumière et il est entré.

En tout cas, ce que je ne fais pas très souvent, j'ai fait un tour complet de ma page facebook. Là j'ai vu que j'avais écrit des "articles"... Je ne m'en souvenais pas, alors j'ai été voir.

Et là, j'ai retrouvé les pages que j'avais écrites sur le blog pour l'histoire de François Leguat et que, je le pense sincèrement, francetv m'a supprimées... Par contre j'ai écrit un autre blog "coeurdebibido" dont Face de Bouc ne parle pas... Nobody is perfect ! 

Avant que ce précieuses pages ne disparaissent de nouveau, je les ai recopié sur Open Office. Je crois qu'elles y sont toutes. 

Je vais donc les insérer dans ce blog-ci avant mon départ pour Rodrigues et en continuer la rédaction... car j'étais loin d'avoir fini... Fais-je bien ??? C'est technique et un peu ch... mais ce qui me défrise, moi qui suis presque chauve, c'est qu'il y a plus d'écrits et d'études en anglais qu'en français sur ce huguenot français originaire de la Bresse. Un peu de chauvinisme quoi ! 

En tout cas vous pouvez vous procurer le livre de François Leguat à l'adresse suivante :
http://www.voyageaventuresleguat.com

mardi 20 janvier 2009

Chicoré Leroux

Une chose que je ne vous ai pas dite lorsque j'étais à Rodrigues, c'est que je suis addict à la Chicoré Leroux (n'oubliez pas ma recherche de sponsor pour mon blog !)

vendredi 14 novembre 2008

François Leguat à l'île Rodrigues

C'est mon ordinateur portable qui m'a laissé tombé et non l'inverse... bref, il ne fonctionne plus !
Ma chaudière de chauffage centrale m'a aussi laissé tomber... il a fallu la remplacer !
Le bouilleur de ma cheminée laissait fuir l'eau qu'il aurait dû chauffer ! Je modifie donc ma cheminée en y installant un insert d'occasion. Mais, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, je refais donc totalement la cheminée, après avoir étudié les différents concepts qui permettent de ne pas cuire devant son feu tout en ayant le derrière gelé.

Je ne reste cependant pas inactif des neurones puisque je viens de finir de lire le livre du mauricien Alfred North-Coombes en anglais. Je n'en connais pas de traduction française, je me propose donc de vous faire part de mes découvertes et de mes commentaires dans le blog suivant.

Seulement, seulement, l'hébergeur fait faux bond et il est impossible en cette fin de mai 2013 de retrouver ce que j'avais écrit. Je supprime donc cette adresse Web inutile. 

dimanche 28 septembre 2008

Même le paradis terrestre a une fin

Quel silence !



rédigé le samedi 27 Septembre
à Saulxures en Alsace.

le retard du retour
Non, je n'ai pas abandonné mon blog et je ne vous ai pas abandonné. Seulement, il y a le retour à la réalité. Bien sûr le voyage de retour s'est bien passé, même si, dès le décollage de l'île Rodrigues, alors que nous traversions les nuages, notre avion est brusquement redescendu de quelques mètres. Cela s'appelle un trou d'air, cela vous donne l'impression, non plus d'avoir l'estomac dans les talons, mais tout près de la pomme d'Adam, jusqu'à vous chatouiller désagréablement la luette. Littéralement, c'est la chute la plus importante que j'ai eu à subir de tous mes voyages faits en avion. Pourtant, le 24 décembre 1999, rentrant de Guyane, l'avion que j'avais pris, avait été très secouée, car il précédait la tempête qui devait faire tant de dégats !

Nous n'avions qu'une heure et demi de retard à l'aéroport de Roissy, une bagatelle pour Air France apparemment. Nous aurions cependant encore pu prendre notre train pour Nantes, si Air France avait eu un quelconque respect de ses clients. La bourse, déjà chancelante, et la gratification de ses vieux actionnaires retraités, doit la préoccuper davantage que la satisfaction de ses passagers. Notre avion, atterrit loin de l'aéroport, comme si, aux inconvévients du retard, il convenait d'ajouter ceux de la mise au rencart.

Puis c'est l'attente... De quoi, nous ne le savons pas ! Nous poirottons comme des légumes. Ce n'est qu'au bout d'une demi-heure, bien sonnée, que nous pouvons sortir de l'avion et entrer enfin dans le bus qui doit nous transporter à l'aéroport. Nous pourrions encore, en ne perdant pas une seule minute, avoir notre train si rien de fâcheux ne se produit.

Mais au lieu de partir de suite, nous attendons ! Pourquoi ? Personne ne nous le dit. Au bout de de 10 bonnes minutes, un couple avec un jeune enfant descend de la passerelle et monte sans s'excuser dans notre bus. Que leur est-il arrivé ? Nous ne le saurons jamais !

Quand nous passons, sans problème et rapidement, la douane, le train que nous aurions pu prendre sans l'incurie des services d'Air France, démarre sans nous.

Air France : l'incompétence
A l'agence d'Air France, on nous dit de ne pas s'inquiéter et qu'il y a un accord entre eux et la SNCF qui prévoit de tels cas. Nous pourrons prendre le prochain train sans problème et sans frais supplémentaire. Seulement, ce n'est pas l'avis de la SNCF : un tel accord n'existe plus depuis quelques années. Notre billet, pris depuis trop longtemps pour obtenir un tarif préférentiel et ne pouvant donner lieu à remboursement, nous sommes obligés de racheter au prix fort nos deux billets. Il nous semble évident que ce n'est pas à la SNCF, d'endosser les conséquences des retards des avions d'Air France : elle a déjà beaucoup à faire avec les retards de ses propres trains. L'agence Air france recontactée, ne peut que nous donner une lettre type de réclamation à faire, en expliquant nos déboires, et à envoyer.

S'il y avait un prix du mépris, de l'hypocrisie et de la goujaterie à décerner à une entreprise française, sans conteste, je voterais pour Air France. Pourquoi me plaindre, puiqu'elle a répondu très rapidement, enfin, à notre lettre. C'était une fin polie de non recevoir. Elle n'a aucune honte à nous présenter ses excuses pour son retard, mais elle n'en assume pas les conséquences : il aurait seulement fallu un minimum de respect de ses clients et une once de compétence dans l'organisation de la sortie et de la gestion des correspondances possibles. Rien de tout cela n'a été fait.

le vol des actionnaires

La seule compétence d'Air France semble mise au profit de ses seuls actionnaires. Savez-vous qu'en France, globalement, ceux-ci ont réussi en quelques années à détourner, pour leur compte, 9,3% du produit qui servait à rémunérer tous ceux qui travaillent pour augmenter leurs profits ? Cela fait quand même plusieurs centaines de milliards d'euros, c'est à dire plusieurs fois le trou de notre Sécurité Sociale. Que penser de ces français vo.... tant pour un président qui va encore accélérer ce détournement de l'argent destiné à ceux qui travaillent, pour le multiplication des profits des actionnaires ? Quand un dictionnaire, enfin intelligent, aura-t-il le courage d'indiquer que le mot "actionnaire" est synonime de "voleur" ? Quand notre président, si dépensier en rodomontades, si prêt à légiférer sur l'autorisation des mouches à péter, fera-t-il enfin une loi pour qualifier légalement ce détournement de fonds et pour le punir ?

En attendant, les clients, déçus d'Air France, peuvent se rabattre sur Alitalia. Si les italiens n'ont pas eu le bonheur d'échapper à Berlusconi, cette entreprise à échapper aux griffes d'Air France....

Que j'étais loin de tout cela, lorsque j'étais dans mon paradis terrestre : dans mon "île au pingouin" comme le dit mon ami Jean-Jacques, l'alsacien ! L'île Rodrigues ce n'est quand même pas les îles Marquises où il a passé deux ans !

Promis ! La prochaine fois, je vous parle d'Alsace, de ses montagnes, de sa douceur, de ses vendanges et des monstres solitaires qui sévissent dans ses forêts d'épicéas pour abattre ses arbres.