mardi 20 janvier 2009

Chicoré Leroux

Une chose que je ne vous ai pas dite lorsque j'étais à Rodrigues, c'est que je suis addict à la Chicoré Leroux (n'oubliez pas ma recherche de sponsor pour mon blog !). J'y avais donc emporté ma réserve personnelle de ce précieux et salutaire breuvage, chers aux ch'tis du ch'nord (moi qui n'echuie que d'la chuie de Nort, dans ma chimini !) et je me trouve actuellement à court de ces petits pots magiques pour adultes avertis.

Mon beau-frère préféré saura-t-il me secourir ? (la passé-je bien dans le bon sens du poil ?) Je vous tiendrai au courant dans le prochain épisode de "Au Secours Chicorée Leroux". Surgiront-ils, comme la mère Denis sur son balai O'cedar, dans les placards désespérément vides de ma maison, bien triste et bien humide les jours d'inondation durant lesquels je me trouve avec trop d'eau mais plus de chicorée pour l'agrémenter ?

vendredi 14 novembre 2008

François Leguat à l'île Rodrigues

C'est mon ordinateur portable qui m'a laissé tombé et non l'inverse... bref, il ne fonctionne plus !
Ma chaudière de chauffage centrale m'a aussi laissé tomber... il a fallu la remplacer !
Le bouilleur de ma cheminée laissait fuir l'eau qu'il aurait dû chauffer ! Je modifie donc ma cheminée en y installant un insert d'occasion. Mais, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, je refais donc totalement la cheminée, après avoir étudié les différents concepts qui permettent de ne pas cuire devant son feu tout en ayant le derrière gelé.

Je ne reste cependant pas inactif des neurones puisque je viens de finir de lire le livre du mauricien Alfred North-Coombes en anglais. Je n'en connais pas de traduction française, je me propose donc de vous faire part de mes découvertes et de mes commentaires dans le blog suivant. Bonne lecture.

http://blog.francetv.fr/IleRodrigues/index.php/

dimanche 28 septembre 2008

Même le paradis terrestre a une fin

Quel silence !



rédigé le samedi 27 Septembre
à Saulxures en Alsace.

le retard du retour
Non, je n'ai pas abandonné mon blog et je ne vous ai pas abandonné. Seulement, il y a le retour à la réalité. Bien sûr le voyage de retour s'est bien passé, même si, dès le décollage de l'île Rodrigues, alors que nous traversions les nuages, notre avion est brusquement redescendu de quelques mètres. Cela s'appelle un trou d'air, cela vous donne l'impression, non plus d'avoir l'estomac dans les talons, mais tout près de la pomme d'Adam, jusqu'à vous chatouiller désagréablement la luette. Littéralement, c'est la chute la plus importante que j'ai eu à subir de tous mes voyages faits en avion. Pourtant, le 24 décembre 1999, rentrant de Guyane, l'avion que j'avais pris, avait été très secouée, car il précédait la tempête qui devait faire tant de dégats !

Nous n'avions qu'une heure et demi de retard à l'aéroport de Roissy, une bagatelle pour Air France apparemment. Nous aurions cependant encore pu prendre notre train pour Nantes, si Air France avait eu un quelconque respect de ses clients. La bourse, déjà chancelante, et la gratification de ses vieux actionnaires retraités, doit la préoccuper davantage que la satisfaction de ses passagers. Notre avion, atterrit loin de l'aéroport, comme si, aux inconvévients du retard, il convenait d'ajouter ceux de la mise au rencart.

Puis c'est l'attente... De quoi, nous ne le savons pas ! Nous poirottons comme des légumes. Ce n'est qu'au bout d'une demi-heure, bien sonnée, que nous pouvons sortir de l'avion et entrer enfin dans le bus qui doit nous transporter à l'aéroport. Nous pourrions encore, en ne perdant pas une seule minute, avoir notre train si rien de fâcheux ne se produit.

Mais au lieu de partir de suite, nous attendons ! Pourquoi ? Personne ne nous le dit. Au bout de de 10 bonnes minutes, un couple avec un jeune enfant descend de la passerelle et monte sans s'excuser dans notre bus. Que leur est-il arrivé ? Nous ne le saurons jamais !

Quand nous passons, sans problème et rapidement, la douane, le train que nous aurions pu prendre sans l'incurie des services d'Air France, démarre sans nous.

Air France : l'incompétence
A l'agence d'Air France, on nous dit de ne pas s'inquiéter et qu'il y a un accord entre eux et la SNCF qui prévoit de tels cas. Nous pourrons prendre le prochain train sans problème et sans frais supplémentaire. Seulement, ce n'est pas l'avis de la SNCF : un tel accord n'existe plus depuis quelques années. Notre billet, pris depuis trop longtemps pour obtenir un tarif préférentiel et ne pouvant donner lieu à remboursement, nous sommes obligés de racheter au prix fort nos deux billets. Il nous semble évident que ce n'est pas à la SNCF, d'endosser les conséquences des retards des avions d'Air France : elle a déjà beaucoup à faire avec les retards de ses propres trains. L'agence Air france recontactée, ne peut que nous donner une lettre type de réclamation à faire, en expliquant nos déboires, et à envoyer.

S'il y avait un prix du mépris, de l'hypocrisie et de la goujaterie à décerner à une entreprise française, sans conteste, je voterais pour Air France. Pourquoi me plaindre, puiqu'elle a répondu très rapidement, enfin, à notre lettre. C'était une fin polie de non recevoir. Elle n'a aucune honte à nous présenter ses excuses pour son retard, mais elle n'en assume pas les conséquences : il aurait seulement fallu un minimum de respect de ses clients et une once de compétence dans l'organisation de la sortie et de la gestion des correspondances possibles. Rien de tout cela n'a été fait.

le vol des actionnaires

La seule compétence d'Air France semble mise au profit de ses seuls actionnaires. Savez-vous qu'en France, globalement, ceux-ci ont réussi en quelques années à détourner, pour leur compte, 9,3% du produit qui servait à rémunérer tous ceux qui travaillent pour augmenter leurs profits ? Cela fait quand même plusieurs centaines de milliards d'euros, c'est à dire plusieurs fois le trou de notre Sécurité Sociale. Que penser de ces français vo.... tant pour un président qui va encore accélérer ce détournement de l'argent destiné à ceux qui travaillent, pour le multiplication des profits des actionnaires ? Quand un dictionnaire, enfin intelligent, aura-t-il le courage d'indiquer que le mot "actionnaire" est synonime de "voleur" ? Quand notre président, si dépensier en rodomontades, si prêt à légiférer sur l'autorisation des mouches à péter, fera-t-il enfin une loi pour qualifier légalement ce détournement de fonds et pour le punir ?

En attendant, les clients, déçus d'Air France, peuvent se rabattre sur Alitalia. Si les italiens n'ont pas eu le bonheur d'échapper à Berlusconi, cette entreprise à échapper aux griffes d'Air France....

Que j'étais loin de tout cela, lorsque j'étais dans mon paradis terrestre : dans mon "île au pingouin" comme le dit mon ami Jean-Jacques, l'alsacien ! L'île Rodrigues ce n'est quand même pas les îles Marquises où il a passé deux ans !

Promis ! La prochaine fois, je vous parle d'Alsace, de ses montagnes, de sa douceur, de ses vendanges et des monstres solitaires qui sévissent dans ses forêts d'épicéas pour abattre ses arbres.

samedi 6 septembre 2008

Paysages iles de Rodrigues septembre 2008

Photos et dernières nouvelles

voici en lien les photos des paysages rodriguais. Leur qualité est inégale. Certaines sont prises avec mon camescope, les plus nombreuses et les moins bonnes. D'autres je les ai prises avec un bon appareil photo, celui de Benoît. quelques unes enfin ont été prises par la famille Lauzzat que je remercie pour cette contribution.

http://picasaweb.google.fr/Marcel.Rousseau.bzh/PaysagesIlesDeRodrigues#

Le manque de nouvelles vient du fait que

** Evelyne, chope toutes les petites maladies qu'elle peut rencontrer sur les chemins de Rodrigues : coup de soleil, trachéité, rhume, grippe, et ce matin c'est petits vomissements et maux de ventre.

** nous préparons déjà le retour, les valises et les inévitables cadeaux souvenirs

** je fignole toujours les derniers détails de la fontaine

** je prépare une conférence débat que j'anime cette après-midi à l'Alliance Française sur le sommeil et ses troubles...

Enfin vous avez les photos et puis promis, ce blog continuera après notre retour sur tout ce que j'aurais voulu vous dire mais que je n'ai pas pu vous dire au jour le jour.... (air connu !)



dimanche 31 août 2008

L'île sans nom

Je serai à jamais, seul,
sur une île sans nom,
dans un océan sans fond
La mer y sera mon linceul


Je passerai mes jours
à ne rien faire du tout,
par obligation et par goût,
de mes pensées folâtres, je suivrai les détours


Je passerai mes nuits,
les yeux au firmament,
allongé sur le dos et comptant
les étoiles qui s'ennuient

Je n'aurai pas de roi
Je n'aurai pas de dieu ;
Aucun maître en ces lieux,
pas de foi, pas de loi !

Le temps sera l'espace
entre moi et l'azur
j'éclaterai d'un rire si pur
que le ciel en gardera les traces


Ni amour, ni passion
en ces lieux sans haine,
Pas de deuil, pas de peine,
ni rime, ni raison

Rien que la vie et le chant des oiseaux
Rien que le temps et le rire des étoiles
Rien que l'espace et un ciel bleu sans voile
Rien que Nature et l'Émile de Rousseau


Je vivrai là mille ans d'un bonheur ineffable,
é
ternel embryon de ma Dame Nature,
j
'aspirerai les sucs d'énormes fruits matures
dont, tous les jours, elle garnira ma table

Fontaine finie et boletus bordelus !

enfin, la fontaine est finie,
je l'ai finie, éclairé par une lampe torche sous le ciel étoilé des tropiques mais je l'ai fini, le dos vermoulu.

Bien sûr, je suis crevé !
Donc je ne vous en dirai pas plus ce soir, mais comme j'ai eu le plaisir d'avoir un cours sur la mythologie de la mycologie avec le grand spécialiste landais des calembours et des bolétus bordelus, je ne résiste pas au plaisir de vous transmettre son message reçu par MSN.


Alain : " A propos de cèpes et de bolets, j'en ai déjà mangé quatre ou cinq fois la semaine passé!
D'après tes photos, celui de gauche: il se mange sans problèmes, (juste le chapeau)
Pour ta formation personnelle et touristique ainsi que cuisinale le cèpe est un "boletus" en latin et un bolet en français

Il existe plusieurs variétés:
le "boletus bordelus" sans aucun rapport avec une maison close, c'est le cèpe de Bordeaux.
le bolet "Ro" de Ravel, c'est le cèpe musicien,
le cèpe asiatique et non a sciatique: et ouyi n'exite t'il pas une chanson qui dit: faut riz bolet
le cèpe maison: les bolets sont fermés de l'extérieur de la maison
Comment va la fontaine, elle coule ou pas!

Je lui réponds :
Merci pour la bolée, la fontaine est finie ce soir ! sans blogue !


Alé ! bonne nuit à tous, je dors assis à cette table et ce n'est pas bon pour la santé !

vendredi 29 août 2008

Emploi du temps, projet psycho et cinquantenaires de mariage

mercredi 27 août 2008:

bougainvilliers à la Résidence Foulsafat

Rédigé le samedi 30 août

petite introduction

Pour ceux qui seraient tentés de croire que je passe mon temps pencher sur le jardin de la fontaine, voici rapidement mon emploi du temps de la semaine en cours.

Lundi, toute la journée je suis avec Marsel à marcher entre Jean Tac et Baie du Nord. Nous n'atteindrons jamais de cette façon l'îlot Cocos, terre promise par un prophète incompétent !

Mardi : je vais avec Fred chercher les sacs de ciment et de nourriture pour animaux. Puis, l'après-midi, nous finissons le track road.

Mercredi : le matin je vais à camp du Roi, au centre Frère Rémi, pour des entretiens avec trois jeunes. Je discute avec Verlaine, la directrice, d'un projet de formation pour des personnes ayant déjà une expérience professionnelle dans le domaine éducatif, social ou sanitaire ; il s'agirait d'une formation à l'écoute individuelle et au soutien psychologique sur deux années. Le financement peut sans doute être demandé aux fonds européens. À travailler.

Au retour à pied, dans Port Mathurin, j'entends une voix m'appeler. Non, ce ne sont pas des hallucinations, c'est Alex qui vient de déménager là, dans l'une des maisonnettes du centre Carrefour. Évelyne est là aussi et me demande si j'ai apporté mon caméscope. Je transfère donc ce que je filmé de la fête de l'ordination sur l'ordinateur d'Alex. Je rentre à pied à Jean Tac car je fais le trajet toujours plus vite que le bus.

En début d'après-midi, Fred m'appelle pour me montrer, au-delà de la barrière des récifs, les remous dans la mer : c'est la danses des baleines qui sont maintenant de passage au large de Rodrigues. Depuis plusieurs années, elles sont de retour et fidèles au rendez-vous. Je vais pour chercher Evelyne, mais elle dort dans la chambre, malade avec de la fièvre.

L'après-midi, c'est la fête du cinquantenaire de mariage des parents de Benoît que je raconte à la suite.

Jeudi, enfin je peux me remettre à travailler à la fontaine. Je vais aussi trop rapidement, dire au revoir à un ami qui quitte Rodrigues.

Vendredi : je vais beaucoup progresser dans la fontaine car je peux enfin y travailler toute la journée. Encore une ou deux journées comme celle-là et cette "fameuse" fontaine est finie.

Samedi : je commence par accompagner Benoît et Evelyne au marché de Port Mathurin, puis c'est un entretien de soutien psychologique avec une personne, ensuite avec Marsel nous travaillons sur la façon de construire un blog. Je prends quelques minutes pour nettoyer la fontaine et il me faut manger en bas pied avant que le transport ne vienne me chercher pour aller à Mont Lubin au centre d'alcoologie du Paille en Queue afin d'y animer une formation sur les thérapies pour les alcooliques.


journée du mercredi 27

matin :


Camp du Roi

Ce matin je vais au centre Frère Rémi, pour des entretiens avec trois jeunes. Un fait m'étonne : deux jeunes viennent me voir en me disant qu'ils n'avaient pas envie de venir mais que la miss, entendez Verlaine, la directrice, leur a dit de venir. Ces deux entretiens sont donc brefs. Celui avec une jeune fille sera plus long. Elle souhaite ces entretiens et je lui a proposé de faire un bilan avec elle pour voir "comment fonctionne son intelligence". En fait je vais faire un examen rapide de ces acquisitions scolaires dans les matières essentielles : la lecture, l'écriture, le calcul et ses capacités de mémorisation d'un dessin abstrait. J'en arrive à la conclusion que c'est une jeune qui a une intelligence normale mais avec un énorme déficit scolaire : elle est donc susceptible de pouvoir encore se perfectionner. Vraisemblablement, elle aurait eu une aide individualisée au moment où elle s'est trouvée affrontée à ses difficultés scolaires elle n'aurait peut-être pas décroché de l'apprentissage scolaire.

Quand je demanderai à Verlaine ce qu'elle a dit aux jeunes, elle me répond qu'elle leur a seulement demandé s'ils voulaient continuer à venir me voir. L'interrogation a eu valeur d'ordre pour ces deux jeunes.

Projet de formation à la psychologie :

Je discute alors avec Verlaine, la directrice, d'un projet que j'ai déjà formulé à Benoît. Le manque de psychologue est évident dans cette île. Ce n'est pas ma présence ni la présence aléatoire et épisodique d'un psychologue "du gouvernement", une fois tous les trois mois, qui peut répondre aux besoins que l'on m'a formulé, à ceux que je peux comprendre et aux quelques demandes spécifiques que l'on m'a faite. Il faut plus, en proposant une formation sur place, ici dans Rodrigues.

Globalement ce projet de formation serait destiné à des personnes ayant déjà une expérience professionnelle dans le domaine éducatif, social ou sanitaire. Ce serait une formation à l'écoute individuelle et au soutien psychologique sur deux années. Ce projet devrait être porté par différentes structures, ONG, établissements scolaire, éducatif et rééducatif et les mouvements religieux qui ont ici une place importante dans l'identité rodriguaise . Son financement pourrait sans doute être demandé au Fonds Européens de Développement, dans le cadre de son appui aux Micro Projets pour l'Allégement de la Pauvreté. "Qu'en termes galants ces choses-là sont dites !". Ce projet est à travailler en commençant par réunir les "forces vives" qui pourraient le soutenir.

Je reviens à pied et quand je passe dans une rue de Port Mathurin, j'entends une voix m'appeler. Non, ce ne sont pas des hallucinations, c'est Alex qui vient de déménager là, dans l'une des maisonnettes du centre Carrefour. Évelyne est là aussi et me demande si j'ai apporté mon caméscope. Je transfère donc ce que je filmé de la fête de l'ordination sur l'ordinateur d'Alex.

après-midi :

Passage des baleines

.Après le repas, Fred m'appelle pour me montrer, au-delà de la barrière des récifs, les remous dans la mer : c'est la danse des baleines qui sont maintenant de passage au large de Rodrigues. Depuis quelques années, elles sont de retour et fidèles au rendez-vous. Le spectacle est très lointain mais de temps en temps assez distinctement on peut apercevoir le corps et les nageoires d'un énorme poisson qui sort de l'eau.

fête du cinquantenaire

C'est le cinquantenaire du mariage d'Augustin et d'Irène les parents de Benoît et de six autres enfants. Comme très souvent à Rodrigues cela commence par une cérémonie religieuse, d'autant plus qu'un second couple fête le même cinquantenaire et qu'un autre couple plus jeune celui-là, se marie. Je filme la cérémonie ce qui m'amène à vraiment regretter mon ancien caméscope. Alors que j'ai encore de la place pour filmer, la batterie est épuisée et je n'ai pas pensé à apporter le chargeur, car mon autre caméscope avait beaucoup plus d'autonomie. Il faudra que je m'y habitue.

La fête se continue pour tous les membres de la famille Jolicœur à Brûlé dans la maison des parents Jolicœur. Une grande "salle verte" a été aménagée les jours précédents. Des gros bambous partent du sommet de lacaze et couvrent toute la cour cimentée en soutenant une grande bâche. La pluie peut tomber ou le soleil cogner fort, tou dimoun est à l'abri.

La famille et les invités sont invités à s'asseoir autour des tables et les premiers gadjacks arrivent déjà servis par les enfants, beaux frères et belles sœurs. Les gadjacks sont des petits morceaux de viande, de poulets ou de poisson, souvent frits qui peuvent se manger n'importe quand durant la journée pour accompagner un verre de rhum ou une autre boisson. Entre autres ce soir il y a du "cosson" au riz rouge : ce sont des petits morceaux de porc cuits avec quelques grains d'un riz spécial qui colore la viande en rouge clair. Puis, c'est le plat principal, une assiette de riz cuit avec plusieurs ingrédients dont l'un donne son nom à ce plat. Sur la table il y a un nombre important de boisson différente : rhum, whisky, coca-cola, Sprite, jus de fruit et exceptionnellement ce soir du vin.


Une sono a été installée et elle diffuse en permanence séga, chansons en français, en anglais mais surtout en créole. Avant le dessert, les tables sont écartées sur les bords et les couples se mettent à danser. Comme toujours ce sont les danses de Rodrigues qui rencontrent le plus de succès. Ces danses sont nées de deux influences : il y a les danses dont l'origine est française et en particulier bretonne. Certains airs sont identiques à nos airs bretons : scotiss, mazork, polka bébé ou autres polkas. Les danses qui obtiennent le plus de succès sont les danses au séga tambour directement originaires d'Afrique ou de Madagascar. L'énergie déployée pour les danser doit suffire à éliminer à elles seules tous les petits excès faits, comme partout dans le monde, durant ces repas de fête.

Le calme revient pour la "cérémonie" du gâteau. Une grande pièce montée est à la table des "mariés" cinquantenaires. Toute l'assistance se regroupe autour. Cela commence par la distribution d'un verre de jus de fruit pétillant que l'on nomme "champagne" et cela se continue par le plantage d'un grand couteau enrubanné dans le gâteau par les "mariés", sous les flashes des appareils photos et les applaudissements. Avec plus ou moins de solennité, les anniversaires se déroulent de cette façon.

Les danses vont se continuer tard dans la nuit. Pendant ce temps-là Évelyne se tient à l'écart, dans un fauteuil dans lacaze car la fièvre et la maladie l'empêche de profiter de la fête où elle a tenu à venir malgré tout.

jeudi 28 août 2008

track road et fin des péripéties à l'îlot Cocos

mardi 26 août :

Rédigé le jeudi 28 août

matin :

Un transport de Discovery Rodrigues vient chercher Marsel qui part, sans moi, pour l'ilot cocos en espérant que cette fois-ci, il pourra photographier les oiseaux de la réserve "interdite" aux simples mortels.

Avec Fred, je vais à Port Mathurin chercher le ciment, dans l'enceinte du port. Il arrive par conteneurs et voitures et camions sont filtrés à l'entrée ce qui explique les files d'attente lorsque le bateau vient juste d'arriver. Aujourd'hui, nous passons très rapidement, de plus, le port a fait l'acquisition d'un monte-charge pour les 50 kg que font les sacs de ciment. Dur, dur, le métier de porteur ! Nous prenons aussi dans une boutique une demi-douzaine de sacs de maïs et de céréales pour volailles. Fred m'apprend alors qu'il s'est sans doute fait une déchirure ou une élongation musculaire en portant les troncs de palmiers qui ont servi à la décoration de la cérémonie d'ordination. Le médecin lui a recommandé de ne pas porter de charges lourdes !

De retour à Jean Tac, je transporte les sacs et je prépare les coffrages pour faire le track-road que nous allons enfin pouvoir finir dans l'après-midi.



Des tracks road, il y en a partout à Rodrigues, sous divers formes.
Ils permettent l'accès à des endroits qui sont très difficilement accessible en cas de pluie.

après-midi :

Marsel revient le soir, avec une tête où se lit la déception et le découragement devant l'incompétence humaine. Il n'a pas pu aller dans la partie réservée aux non touristes car la même personne qui lui a délivrée la fameuse autorisation lui apprend, une fois sur l'îlot Cocos, qu'il aurait dû demander, en plus, de surcroît et nonobstant, une autorisation au ministère de l'agriculture qui gère cette partie de l'îlot ! Sans commentaire !


à défaut d'oiseaux, il reste les araignées géantes !

mardi 26 août 2008

Comment rater son voyage

Journée ratée pour l'îlot Cocos

Non, je n'ai pas oublié mon passeport pour aller à l'îlot cocos ; voici comment cela s'est passé.

la baie de Baie du Nord
phase 1 :
après son exposition photos, très réussie, sous la varangue du "Discovery Rodrigues", Marsel Poinen, obtient par l'un des responsables, l'autorisation d'aller visiter l'îlot Cocos, dans sa partie réservée et non autorisée aux simples touristes et même l'îlot Sable, à titre de photographe. J'ai aussi l'autorisation de l'accompagner

phase 2 :
6h45 - Comme convenu, nous sommes à l'heure au rendez-vous pour l'embarquement, à Pointe La Gueule, à la sortie de Port Mathurin, mais, déjà, dans les bureaux, personne ne semble au courant de notre venue et l'on nous "balade" dans trois endroits proches mais différents. Nous avons acheté ce qu'il faut pour manger le midi ; deux pains, une boite de sardine, de l'eau, deux parts de gâteau et quelques gâteaux piments. Lorsque les marins et l'officier chargé de la surveillance de l'îlot cocos arrivent, ils n'ont pas de consignes non plus. Le jeune officier, très professionnel, prend nos noms et nous expliquent clairement pourquoi il ne peut pas nous emmener. Celui qui a donné l'autorisation à Marsel, n'a laissé aucune consigne et de plus, il n'est pas du même "ministère".
Marsel téléphone à cette personne du "Discovery Rodrigues". Celui-ci sort à peine du lit et est en retard, mais pas de problème, lui dit-il, nous nous rendons à Pointe Diable, autre lieu d'embarquement, et il nous emmène sur l'îlot.

Le bateau part donc sans nous, mais ils sont prêts à nous recevoir et nous guider si nous avons les autorisations nécessaires.



phase 3:
Nous voici en route pour Pointe Diable qui se situe à 4 ou 5 kilomètres de là vers Baie du Nord. Un premier bus ne fait que les allers retours rapides vers Baie aux Huîtres. Plutôt que d'attendre le bon bus, nous préférons nous mettre à marcher puisque, de toute façon, tous s'arrêtent à la demande. Après plus de deux kilomètres de marche, Marcel s'aperçoit tout à coup qu'il a perdu le pied de son appareil photo qu'il avait mis en haut de son sac. Il a dû tomber lorsqu'il le change d'épaule. Nous rebroussons chemin et j'accélère l'allure car je vais plus vite que lui. Je vois un premier bus passer juste avant que je ne retrouve le fameux objet qui faisait le pied de grue en nous attendant ! Nous repartons vers Pointe Diable. Heureusement, quelques courtes minutes plus tard, un second bus passe vers Baie du Nord et s'arrête pour nous prendre. Nous avons fait le trajet dans un temps tout à fait raisonnable, en ne perdant qu'une petite dizaine de minutes avec l'épisode du pied de caméra. Personne ne nous attend à l'endroit où les bateaux sont amarrés et le temps est menaçant : parfois, nous sommes obligés de nous abriter dans une grande construction relativement récente mais abandonnée et aux ouvertures démantelées. A qui pouvait-elle être ? Qui l'occupait ? Et pourquoi ce "vandalisme" inutile et assez fréquent dans l'île ? Inutile de téléphoner trop vite, nous connaissons la réponse : ici à Rodrigues, le temps prend une autre dimension !

phase 4 :
Je vais faire un tour vers la pointe rocheuse pour prendre des photos et à mon retour, Marsel, sans se mettre en colère me dit-il, me propose deux nouvelles : une mauvaise et une moins mauvaise !

La mauvaise est que "l'huluberlu" qui a donné les autorisations est déjà sur l'îlot cocos avec les autres marins que nous avons vu à Pointe La Gueule. Ceux-ci l'ont pris en passant à Pointe Diable sans nous attendre. Il a pourtant le numéro de portable de Marsel. La moins mauvaise est que si nous arrivons à trouver un marin qui accepte de nous passer avec d'autres touristes vers 9 heures, ils nous feront visiter l'îlot comme prévu dans sa partie non autorisée. Mais il n'est plus question d'aller à l'îlot Sable. Dans un premier temps, nous décidons donc d'attendre 9 heures, mais Marsel s'aperçoit que les bateaux indiquent un numéro de téléphone. Le marin contacté lui apprend qu'il n'y a pas de sortie en mer pour cause de mauvais temps, de plus il y aura un prix de passage, alors qu'au départ nous devions partir avec le bateau de l'administration. Benoît contacté par Marsel, indique le marin qui nous a emmené la dernière fois, mais lui non plus, ne sort pas aujourd'hui.

phase 5 :
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous décidons de rentrer à pied pour pouvoir observer les bécasses en train de pécher que Marsel a déjà pu observer la dernière fois. J'avais envie depuis longtemps, avec un bon appareil photo de partir pour "mitrailler" l'île Rodrigues de photos insolites ou simplement ordinaires pour les rodriguais, mais étonnantes pour nous, comme la boite à lettres de mon touriste asiatique à l'aéroport de Roissy.





Ce sont de longs moments d'observation des bécasses qui pèchent les petits poissons. Marsel voudrait en faire un montage sur les attitudes de la bécasse et avoir une photo, où elle a un poisson dans le bec.
En chemin, je prends aussi d'autres photos. Je découvre ainsi un endroit plein de ceps ou de bolets, en général ils poussent entre les racines d'un "arbre à tortue" ; l'un des plants endémiques à Rodrigues qui, pour s'adapter aux milliers de tortues qui peuplaient l'île, poussent avec deux types de feuilles. Des feuilles souvent minces et parfois toxiques au pied de l'arbre et d'autres plus larges au-dessus de la hauteur d'où les tortues pourraient les manger. Bel exemple de l'adaptation "intelligente" de la nature à son environnement, plus ou moins menaçant.

cèpe ou bolet ? comestible ou non ?

Quant aux bolets en voici les photos : quel amateur éclairé pourra nous dire, référence sérieuse exigée, si nous pouvons en manger, sans qu'ils soient trop coriaces ou sans risque d'indigestion. La vie certaines personnes dans la population rodriguaise pourrait en dépendre !


Le soleil a largement dépassé l'heure de midi, quand nous décidons de "manzé en bas pied sous ène coquelusse" : un arbre fréquent ici, dont l'avantage principal est de donner une ombre généreuse et fraîche.
Un chien commence par nous observer de loin. Il a un beau poil et, sans doute bien dressé, il attend que nous l'invitions bien sagement assis à quelques distances de nous. Il ne se fait pas prier pour le manger quand je lui jette un petit morceau de pain, Marsel alors décide de "l'apprivoiser". Progressivement la confiance s'installe et il se laisse caresser en faisant des roulades sur le dos.





Arrivés à Port Mathurin, Marsel qui n'a pas des chaussures de marche adaptées, veut prendre le bus. Mais à la gare routière, je lui fais remarquer que nous ne serons pas avant trois quart d'heure à Jean Tac ; le bus n'est pas encore là, il va être bondé par les enfants de la sortie de l'école donc plus lent, il fait deux "incursions" dans les hauts de la montagne qui le ralentit, alors que, à pied, nous ne suivons que la route droite de la plage et qu'il nous faut 20 minutes pour le parcours. Marsel décide de me suivre et nous partons, mais aucune voiture ne daigne s'arrêter pour nous prendre. Heureusement, nous atteignons caverne Provert, juste avant la petite et terrible côte, lorsque Benoît et Antoinette arrivent avec leur voiture et nous embarquent.


le pécheur rentre au port - des zourites à sécher face à la mer -




la montagne tonnerre qui domine Baie aux Huîtres et une énorme araignée suspendue aux fils électriques

dimanche 24 août 2008

jardin de la fontaine de la Résidence Foulsafat

Aujourd'hui Dimanche 24 août 2008

Je viens d'ajouter quelques photos à l'album ci-dessous.
Demain (je devrais dire aujourd'hui car il est minuit et deux minutes) j'accompagne Marsel Poinen qui a l'autorisation d'aller voir la réserve naturelle, non autorisée aux touristes, avec un accompagnateur spécial? Nous irons aussi à l'îlot Sables. J'aurai l'appareil de Benoît et j'espère pouvoir prendre de meilleurs photos, même si, un commentaire d'un visiteur vraisemblablement d'Amérique du Sud, m'indique que mes photos d'oiseaux sont belles.

http://picasaweb.google.fr/Marcel.Rousseau.bzh/JardinDeLaFontaineDuCoeur

Et toujours un petit montage du bout du monde. Je vous conseille de tester le nouveau Google earth : c'est tout simplement fantastique ! Nous sommes "fliqués" du haut du ciel mais... que c'est beau !!

http://picasaweb.google.fr/Marcel.Rousseau.bzh/JardinDeLaFontaineDuCoeur/photo#map

vendredi 22 août 2008

photos de l'îlot cocos et poèmes.

L'îlot Cocos



L'îlot cocos ne doit pas son nom aux cocotiers, assez rares sur l'îlot, mais à la présence de très nombreux œufs d'oiseaux ; "cocos" en créole.

Pour regarder les photos, cliquez sur l'adresse suivante ou sur le titre de cette page.
http://picasaweb.google.fr/Marcel.Rousseau.bzh/PhotosLesRodrigues

Cliquez sur le lien suivant pour voir toutes les photos publiées dans ce blog et quelques autres.
http://picasaweb.google.fr/Marcel.Rousseau.bzh/LLeRodriguesEnTouteLibert?authkey=QL8nS16LIMg

Rodrigues

Un prénom dans mon cœur résonne tendrement
D'autres prénoms y laissent un triste engendrement
D'images noires, mornes comme le deuil
À la margelle d'un puits ou bien sur le seuil
D'une maison sans huis d'où le bonheur a fui
Emportant, en partant, mon bonheur avec lui.

Ce prénom tendre et clair sonne joyeusement
Perle d'eau de cristal coulant soyeusement
Entre les doigts menus d'un enfant médusé
Dont le rire soudain retentit amusé
En voyant fuir ce filet d'eau si bienséant
Qui manque tant dans ce pays de l'océan.

Ce prénom carillonne aux matins des amants
Un vent du fond des temps en soufflant ardemment
Gifle l'embrun salé dans l'air de Trou d'Argent.
La vague est enragée. Puis tout en déchargeant
Ses énormes rouleaux, un fort ressac étale
Ses flots d'écume blanche en sa hargne brutale.

Ce prénom vibre en résistant gaillardement
Aux cyclones déments. Dans son chambardement,
Il courbe les palmiers, casse leur frondaison,
Brise les bâtiments, emporte les maisons.
Le rodriguais doit se terrer dans "so lacaze"
Vivant des coups du temps, les terribles ukases.

Ce prénom lumineux, mélodieusement
Joue en moi ses refrains harmonieusement
Le vent des alizés siffle sa mélodie
Et chacun, étonné, à son tour la redit.
Cette île n'est que joie, chacun la chante et danse.
Cette source d'émoi est un bien d'abondance.

Rodrigues ! C’est l’île au nom joyeux comme gigue.
On y danse le séga tambour, sans intrigue.
Dans un ciel flamboyant, c’est un soleil prodigue
Réchauffant le lagon que le ressac endigue.
Il guide le pêcheur qui sur la mer navigue,
Gardant la nuit sa barque à l’abri de la digue.
Usé par la montagne au versant qui fatigue
En cultivant des sols que la pluie forte irrigue
Sans façon, tou dimoun est ton frère à Rodrigues

samedi 16 août 2008

météo, préparations et journée d'ordination

Jeudi 14 août et vendredi 15 août 2008

C'est l'effervescence des grands jours dans la maison Jolicoeur. Demain, c'est l'ordination d'Alex, le premier prêtre rodriguais à être ordonné pour l'île de Rodrigues même. D'autres l'ont déjà été mais pour d'autres missions. Benoît est le grand ordonnateur de l'ensemble des cérémonies et depuis deux mois, les réunions de préparation se sont multipliées. Une nouvelle plateforme en béton a été construite sur l'esplanade de la statue Reine de Rodrigues. C'est aujourd'hui le rush final et le temps est déplorable : l'un des plus mauvais que j'ai pu voir depuis le 11 juin que je suis là. Ce sont de grosses pluies intermittentes toute la journée. Travailler dans la boue et chanter sous la pluie démoralise les gens. "Singing in the rain" ne réjouit que les américains au cinéma ! De ce fait, certaines vérifications ne peuvent pas se faire : la sono par exemple va émettre un grésillement continue car un micro va se monter défaillant alors que la cérémonie est commencée.

Depuis une quinzaine de jours, sur un bulletin météo personnel, j'annonce régulièrement le temps de la journée pour les clients de la Résidence Foulsafat. Benoît me demande donc de consulter les différents sites et bulletins de la météo pour en faire une synthèse. Par bonheur, ils ont la bonne idée d'être contradictoires. L'un est franchement optimiste pour le jour même, d'autres le sont beaucoup moins. J'ai cependant la mauvaise idée d'annoncer trop vite qu'il va faire beau : "quelques nuages à partir de 14 heures mais pas de pluie". Les prévisions du site, pour les fanas de surf, dont Jean-Marc, le quiberonnais, m'a donné l'adresse, sont toujours excellentes. En réalité, il va continuer à pleuvoir jusque vers 20 heures le soir. Lors d'une renconte avec d'autres personnes et forte de mes prévisions, Danièle va assurer qu'il va faire beau l'après-midi et va avoir droit aux moqueries des personnes avec qui elle se trouve.



"Mon père", l'évêque Alain Harel et Benoît Jolicoeur

L'évêque est prêt à prendre la décision du plan B : repli sur le Rodrig's college, mais, malgré tout, Benoît me fait confiance. Ma fausse prévision est un sale coup pour ma réputation de météorologiste en herbe, j'ai donc droit, bien avant Danièle, aux moqueries des autres ... Il est toujours dangereux d'avoir raison avant les autres car, j'ai 6 heures d'avance ! Le soir les nuages se dégagent, le vent devient moins fort et toute la nuit va être calme. Le beau temps que j'ai annoncé pour le 15 août est bien là : petits nuages rafraichissants et cagnard cognant fort sur les crânes !

vendredi 15 août 2008

Le matin du 15, alors que la météo locale promet encore de la pluie pour la matinée et du soleil l'après-midi, qu'une autre météo annonce l'inverse, le site des surfeurs pronostique beau temps toute la journée et c'est lui qui tire le jackpot. L'image satellite le confirme, sans parler de l'animation en image venant de Madagascar.


le panorama - Alex, prêtre - Alex avec nous, Vincent et Emmanuelle, le couple délégué par la paroisse de Carquefou.

Face à la mer, encore agitée par les vents des derniers jours, dominant la capitale Port Mathurin en contrebas et l'ensemble du lagon, le site est magnifique et la cérémonie se déroule avec toute la majesté requise ... Les trois heures sont un peu longues, mais j'ai droit, parmi beaucoup d'autres - gendarmes, gouvernement de Rodrigues, chorale, travaux publics, techniciens ... - aux remerciements nominatifs de l'évêque qui reconnait, devant tous, qu'il était prêt, dès la veille, à prendre le plan B. C'est à cause de Benoît, le grand ordonnateur de la cérémonie et de mes prévisions optimistes que cela ne s'est pas fait. Je n'en menais pas large quand même et, quoique l'on dise et que l'on pense, il est toujours agréable de s'entendre dire en public que l'on avait raison alors que tous les autres se moquent de vous !


Ce midi repos et repas en bas pied. L'après midi certains regardent l'intégralité de la retransmission télé par la MBC. Comme la majorité des réalisateurs de la MBC, la télévision locale, sont de religion hindoue, la direction a préféré faire appel à un ancien réalisateur à la retraite, le seul à être de religion catholique. Le résultat ne va pas être une réussite sur le plan des prises de vue. Les cameramen ont la consigne de montrer des images statiques et aucune prise de vue ne dévoile la beauté du site, de la capitale que l'on surplombe et du lagon qui s'étale, magnifiquement mouvementé de vagues argentées.

Moi, cette après-midi, je zappe après le discours de l'évêque de 25 minutes chrono. Il avait pourtant dit qu'il ne parlerait pas plus d'un quart d'heure. Que vais-je faire ? Devinez ! Je vais continuer à régler la pompe de cette foutue fontaine. Je n'arrive pas à réguler correctement remplissage et vidage.

Le soir, dans la cour du Rodrig's college, c'est un grand repas pour toute la famille Perrine, villageois, amis, (rodriguais, mauricien, réunionnais, Seychellois, français et curés, avec animation de Rosaire Perrine - un cousin d'Alex, membre du parti MR : il travaille dans le gouvernement actuel. Le groupe "Bois d'olive" qui est venu, au printemps à Disneyland va faire deux prestations de musique et de danses locales. Je préfère ce mot de local à celui de traditionnel, car ces danses de Rodrigues sont reprises actuellement dans les fêtes. Les rodriguais, tous âges confondus, ont plus d'entrain pour elles que pour les modernes qui sont aussi proposées lorsque les jeunes tiennent la sono.

Alex est très accaparé, par tout le monde et, le groupe de français que nous formons doit se mettre à manifester pour qu'il vienne nous voir.

Samedi 16 août 2008

Ce soir, c'est la première messe d'Alex à Port Mathurin. Il y est nommé vicaire. La messe se termine par la chanson qu'il a composée, déjà connue et reprise en chœur par toute l'assistance.


Enfin la fontaine coule, fait tout le bruit d'eau des cascades que l'on veut et ne fuit pas ! Il ne reste que quelques réglages du flotteur et les finitions à faire. Ouf ! il était temps ! Le bassin n'attend plus que les poissons.

Dès que possible, je vous montre les photos. Pour l'heure, en ce dimanche matin du 17 août, jour de soleil annoncé, nous allons avec Vincent, Emmanuelle, Claire, Marc et quelques autres passer la journée à l'île aux cocos. C'est un îlot totalement plat et éloigné dans le lagon qui est une réserve naturelle d'oiseaux.